LEXIQUE

Dans ce lexique non-exhaustif, nous avons cherché à expliquer les termes médicaux ou techniques que nous utilisons dans nos articles. Nous avons tenté de les définir de la manière la plus simple, la plus complète et la plus concrète possible, en utilisant une variété de sources fiables.

ALD : Affection (ou maladie) de longue durée. L’assurance maladie française en a listé 30. Il s’agit de maladies dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Cela ouvre droit, dans la plupart des cas (ALD dites exonérantes), à une prise en charge à 100 %, sur la base du tarif de la Sécurité sociale, pour les soins et traitements liés à cette pathologie. Exemples : accident vasculaire cérébral invalidant ; diabète ; maladie d’Alzheimer ; cancers ; paraplégie ; affections psychiatriques de longue durée.

Alopécie : Chute totale ou partielle des cheveux ou des poils due à l’âge, à des facteurs génétiques ou faisant suite à une affection locale ou générale. C’est l’un des effets secondaires courants dans le traitement du cancer par chimiothérapie.

Amyotrophie : Diminution du volume d’un muscle strié. Appelés aussi muscles squelettiques, car ils sont pour la plupart fixés aux os, ils sont sous le contrôle du système nerveux et sont notamment composés de vaisseaux sanguins, de nerfs et de cellules musculaires.

Anémie : Diminution du taux d’hémoglobine (pigment des globules rouges assurant le transport de l’oxygène des poumons aux tissus) dans le sang.

Antioxydant : Se dit d’un agent dont l’intervention ralentit la dégradation due aux effets de l’oxydation et assure donc un meilleur vieillissement. C’est, par exemple, un vernis pour une peinture extérieure. Dans le cas du cancer de la prostate, on sait qu’un environnement pro-oxydant (ou “stress oxydant”) favorise la prolifération des cellules, et donc la croissance de la tumeur. C’est pourquoi des antioxydants sont parfois recommandés dans le traitement des cancers.

Apas : L’Activité physique adaptée et santé correspond à une intervention professionnelle qui relève d’une formation universitaire spécifique (filières Apa et santé des UFR Staps). Elle mobilise des connaissances scientifiques pluridisciplinaires (biologie, sociologie, psychologie…) pour évaluer les ressources et les besoins spécifiques de personnes en situation de handicap, malades et/ou vieillissantes, et leur permettre de pratiquer une activité physique, dans un but notamment thérapeutique : prévention, rééducation, insertion sociale…

Aplasie : Littéralement, l’aplasie est l’insuffisance ou l’arrêt congénital (présent à la naissance) de développement d’un tissu ou d’un organe. Dans le cadre du traitement d’un cancer, l’aplasie désigne la diminution de la production des cellules sanguines par la moelle osseuse, à cause d’un blocage temporaire de l’activité de la moelle osseuse dû à la chimiothérapie. Une diminution du nombre de globules rouges (anémie) entraîne fatigue et pâleur ; de plaquettes (thrombopénie) entraîne un risque hémorragique ; de globules blancs (leucopénie) entraîne une diminution des défenses immunitaires, et donc un risque infectieux. Dans certains cas, des facteurs de croissance, voire des transfusions de sang ou de plaquettes, sont prescrits.

Aplasie médullaire : L’aplasie médullaire est une maladie du sang caractérisée par la diminution des trois lignées normales que sont les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Autrement dit, la moelle osseuse est dans l’incapacité de produire des cellules-souches. Il existe deux types d’aplasies médullaires : pour les aplasies constitutionnelles, la destruction de la moelle osseuse est liée à une anomalie dans le fonctionnement d’un gène important – il s’agit d’une maladie génétique ; dans le cas d’une aplasie acquise, les cellules de la moelle osseuse ont été détruites soit par le système immunitaire, qui s’y attaque comme s’il s’agissait de microbes (c’est une maladie auto-immune), soit par un produit chimique (aplasie d’origine toxique), comme les médicaments utilisés en chimiothérapie.

Atrophie musculaire : L’atrophie est la perte de volume ou de taille d’une partie de l’organisme, qui peut toucher un muscle, un organe, un membre ou un tissu. L’atrophie du muscle peut être due à l’arrêt/la diminution de l’activité physique ou être causée par une pathologie.

Bêta-carotène : Souvent appelée provitamine A, le bêta-carotène est la forme la plus répandue de carotène, c’est-à-dire de pigment orange présent dans certains végétaux comme la carotte. Il est synthétisé en vitamine A par le foie, et possède des vertes antioxydantes. Il est déconseillé pour les patients atteints de cancer du poumon.

Biomécanique : Application des lois de la mécanique aux problèmes de biologie, de physiologie et de médecine. La biomécanique étudie et reproduit les mécanismes qui aboutissent à un mouvement déterminé du corps.

Biopsie : Une biopsie est le prélèvement d’une petite quantité de tissu effectué à l’aide d’une aiguille ou d’un bistouri. Cet échantillon tissulaire est ensuite examiné au microscope et permet de poser le diagnostic.

Chambre implantable : Afin d’éviter les ponctions répétées dans la veine, on implante un petit boîter sous la peau, généralement dans la région du thorax, qui va recevoir les perfusions. Il est relié à un petit tuyau très souple, introduit dans une grosse veine (la veine jugulaire ou sous-clavière, à la base du cou), qui va permettre de diffuser les médicaments.

Chimiothérapie : C’est un traitement comportant l’administration de médicaments qui agissent sur les cellules cancéreuses, soit en les détruisant, soit en les empêchant de se multiplier. Ils agissent également sur les autres cellules de l’organisme qui se développent rapidement, mais qui y résistent : cela explique les effets secondaires du traitement (nausées, vomissements, fatigue…). La chimiothérapie est généralement administrée par voie intraveineuse, très souvent à l’aide d’un cathéter ou d’une chambre implantable. Elle s’administre par cures ou cycles de traitement, qui durent un ou plusieurs jours. La fréquence et la durée de la chimiothérapie dépendent du type de cancer, des buts du traitement, des médicaments utilisés et de la réponse de l’organisme à ces derniers.

Chambre implantable : Afin d’éviter les ponctions répétées dans la veine, on implante un petit boîter sous la peau, généralement dans la région du thorax, qui va recevoir les perfusions. Il est relié à un petit tuyau très souple, introduit dans une grosse veine (la veine jugulaire ou sous-clavière, à la base du cou), qui va permettre de diffuser les médicaments.

Corticoïde : Plus souvent appelée Cortisone, c’est l’hormone sécrétée par les glandes corticosurrénales, à partir du cholestérol. Elle est utilisée en thérapeutique, essentiellement comme anti-inflammatoire et comme immunosuppresseur. Ȧ forte dose elle peut entraîner notamment des oedèmes.

Cytokine : Molécule sécrétée par un grand nombre de cellules, en particulier les lymphocytes (globules blancs intervenant dans l’immunité cellulaire) et les macrophages (cellules de défense de l’organisme chargées d’absorber des particules étrangères). Elle a un rôle de messager entre les cellules de l’organisme. Elle peut être produite de façon industrielle : le clonage de ses gènes est utilisé dans le traitement de cancers, de maladies neurologiques et du système immunitaire. Par exemple, l’interleukine est sécrétée dans le sang pour stimuler d’autres cellules intervenant dans les réactions immunitaires ; et l’érythropoïétine (EPO) a pour rôle de stimuler la production des globules rouges.

Dénutrition : La dénutrition est soit liée à un déficit en énergie, en protéines ou en vitamines et/ou minéraux spécifique, soit aux effets secondaires des traitements produisant un changement mesurable des fonctions corporelles et/ou de la composition corporelle. La dénutrition aggrave les conséquences de toutes les maladies et empêche souvent le traitement correct des cancers. Une personne est dénutrie lorsqu’elle perd du poids sans le vouloir. Cette perte de poids est considérée comme inquiétante si elle est supérieure à 5% du poids habituel en moins d’un mois ou supérieure à 10% du poids habituel en six mois.

Diabète : Du grec “diabêtês”, signifiant “qui traverse”, le diabète désigne toute maladie caractérisée par l’élimination excessive d’une substance dans les urines. On distingue le diabète insipide (dysfonctionnement du rein qui entraîne une perte massive d’eau et une émission importante d’urine), le diabète gestationnel (forme de diabète sucré qui intervient pendant la grossesse) et le plus courant, le diabète sucré. Ce dernier est une affection chronique caractérisée par une glycosurie (présence de sucre dans les urines) provenant d’une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang). Une augmentation de la glycémie est normalement régulée par l’insuline, une hormone sécrétée par le pancréas, contrôlant la capture du glucose sanguin par les cellules. Les diabètes sucrés sont dus à une insuffisance de la sécrétion d’insuline ou à une diminution de ses effets sur les tissus. La maladie touche en moyenne 5 % de la population des pays industrialisés, et son incidence est croissante.

Épithélium : Tissu composé de cellules juxtaposées disposées en une ou plusieurs couches tapissant la face interne des organes. La plupart des tumeurs sont originaires des cellules épithéliales qui composent l’épithélium.

Essai clinique : L’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médical) définit l’essai clinique comme une étude scientifique réalisée chez l’homme pour évaluer la sécurité et l’efficacité d’une méthode diagnostique ou d’un traitement.

Facteurs de croissance : Les facteurs de croissance sont des molécules qui régulent le nombre de nos cellules, en augmentant ou en diminuant leur multiplication en fonction des besoins. Les facteurs de croissance sont des substances protéiniques, sans aucune relation avec l’hormone de croissance. De nombreux facteurs de croissance sont des cytokines.

Glycémie : C’est le taux de glucose (molécule composée d’un glucide simple, soit de sucre. C’est la principale source d’énergie de l’organisme) dans le sang. Grâce à plusieurs mécanismes de régulation, la glycémie est maintenue sensiblement constante (autour de 1 gramme par litre) afin d’apporter aux organes et aux tissus des quantités constantes de glucose sanguin.

Granocyte : Molécule pharmaceutique contenant des facteurs de croissance. L’administration des facteurs de croissance s’effectue par injections. Ils sont utilisés dans les neutropénies chroniques sévères (manque de globules blancs), en chimiothérapie cytotoxique (utilisation de médicaments pour la destruction des cellules cancéreuses), ou après une greffe de moelle osseuse. Leurs précautions d’emploi consistent à surveiller le tissu osseux, les reins et le foie. Leurs effets secondaires sont : douleurs osseuses (souvent dans le bas du dos), vomissements, douleurs dans les muscles, atteintes du foie, diarrhées.

Hémoglobinurie paroxystique nocturne (HPN) : Cette maladie rare touche près de 500 patients en France. Elle est caractérisée par un dysfonctionnement de la moelle épinière et par la destruction des globules rouges dans le sang (hémolyse). On parle d’hémoglobinurie paroxystique nocturne car l’hémolyse atteint le maximum d’intensité (paroxysme) au cours d’épisodes nocturnes. Actuellement, aucun traitement ne peut guérir cette maladie. Simplement en ralentir les effets.

Hormonothérapie : Selon la Ligue contre le cancer, les traitements hormonaux sont utilisés en cancérologie parce que certains cancers, comme ceux du sein ou de la prostate, voient leur croissance favorisée par des hormones pour lesquelles ils ont des récepteurs hormonaux spécifiques : c’est-à-dire qu’ils sont hormonosensibles ou hormonodépendants. Ces récepteurs peuvent déclencher des divisions des cellules cancéreuses, provoquant la croissance de la tumeur. L’hormonothérapie doit rendre inopérantes les hormones qui influencent la croissance d’une tumeur. Pour cela, on a recours à des antagonistes des hormones, qui agissent en se fixant sur les récepteurs hormonaux.

Hyperglycémie : C’est l’augmentation de la glycémie. Elle est l’un des signes caractéristiques du diabète. Elle est traitée par un régime alimentaire approprié, éventuellement par l’administration de médicaments hypoglycémiants et, dans certains cas (diabète insulinodépendant), par l’injection d’insuline.

Hypertension : L’hypertension artérielle (HTA) correspond à une augmentation anormale de la pression du sang sur la paroi des artères. Dans la majorité des cas, l’hypertension artérielle est dite « essentielle » : aucune cause connue n’explique son apparition, mais elle est favorisée par des facteurs de risque. L’élévation de la pression, trop importante, persiste même quand le sujet est au repos.

Hypoglycémie : C’est la diminution de la glycémie. Le risque est d’aboutir à une perte de connaissance si elle est importante. Elle est traitée par administration orale de sucre si le malade est conscient, par injection de solutés glucosés ou de glucagon (hormone qui augmente le taux de glucose dans le sang) dans le cas contraire.

Immunodéficient : Selon l’Inserm, l’immunodéficience correspond à la diminution ou la disparition de l’activité des défenses immunitaires. Le système immunitaire représente l’ensemble des mécanismes de défense d’un organisme contre les éléments étrangers à cet organisme, notamment les agents infectieux (virus, bactéries ou parasites).

Immunosuppresseur : Médicament qui a la capacité d’atténuer ou de supprimer les réactions immunitaires de l’organisme. Il est essentiellement prescrit après les greffes, pour éviter les rejets, ou dans le traitement de maladies auto-immunes, c’est-à-dire lorsque l’organisme fabrique des anticorps contre ses propres tissus.

Immunothérapie : Méthode de traitement destinée à modifier les moyens de défense naturels de l’organisme, soit par injection de sérum ou d’immunoglobuline (produite par les globules blancs), qui apportent les anticorps spécifiques (immunothérapie passive), soit par la vaccinothérapie qui suscite la production de ces anticorps (immunothérapie active). Dans le traitement contre le cancer, elle a pour but de venir en aide au système immunitaire (en le réparant ou en le stimulant) pour, non seulement combattre la maladie, mais aussi protéger le corps contre certains effets secondaires provoqués par les traitements. En effet, le système immunitaire fait la différence entre les cellules saines et les cellules cancéreuses pour éliminer ces dernières.

In vivo : Du latin “au sein du vivant”. Se dit des réactions chimiques, physiques, ou des interventions pratiquées sur l’être vivant, soit à titre d’expérimentation ou de recherche, soit dans un dessein diagnostique ou thérapeutique.

Jeune entreprise universitaire (JEU) : Une Jeune entreprise universitaire (JEU) a pour objectif d’encourager la création d’entreprises par les étudiants et les personnes impliquées dans les travaux de recherche des établissements d’enseignement supérieur. Ce statut permet de bénéficier d’importantes exonérations sociales et d’allègements fiscaux. Il s’agit d’aider les entreprises à passer le cap des premières années de leur développement. En 2013, 96 entreprises ont opté pour le statut de JEU, pour un montant d’exonérations sociales de 2 100 000 €.

Leucémie : Cancer du sang ou hématologique, qui consiste en une prolifération maligne, c’est-à-dire incontrôlée, de cellules de la moelle osseuse. La leucémie peut toucher les cellules lymphoïdes (qui donnent naissance aux lymphocytes, un type de globules blancs, qui constituent l’essentiel de notre système immunitaire) ; ou les cellules myéloïdes (qui donnent naissance à d’autres lignées de globules blancs, ainsi qu’aux globules rouges et aux plaquettes. Elle peut être aiguë (la cellule, plus anormale et agressive, se multiplie très vite) ou chronique (son processus est beaucoup plus lent et les cellules cancéreuses peuvent coexister avec les cellules saines du sang). La leucémie aiguë lymphoïde (LAL) est la plus fréquente chez l’enfant, et la leucémie lymphoïde chronique (LLC) la plus courante chez les personnes de plus de 60 ans.

Lycopène : Pigment végétal très répandu chez les plantes, en particulier les tomates, dans lesquelles il représente 90 % de tous les pigments. Dans 1 kg de tomates mûres, il y a 0,02 g de lycopène.

Lymphœdème : Gonflement provoqué par le ralentissement ou le blocage de la circulation de la lymphe. Aussi appelé syndrome du « gros bras ».

Lymphome : Le lymphome est un terme générique désignant les cancers du système lymphatique, une partie du système immunitaire de l’homme. Il est formé d’un réseau complexe d’organes lymphatiques parmi lesquels la moelle osseuse, les amygdales, le thymus (situé derrière le sternum), le tissu lymphatique de l’intestin et la rate. On distingue deux principaux lymphomes : les hodgkiniens et non-hodgkiniens. On a constaté que les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les malades du sida, étaient plus fréquemment atteintes de la maladie. On suppose que certaines substances chimiques et insecticides, ainsi que certains agents de conservation du bois, peuvent provoquer des lymphomes.

Lymphome folliculaire : Le lymphome folliculaire est un lymphome non-hodgkinien (LNH). Il tient son nom du fait que les cellules se rassemblent en amas autour des ganglions. Il touche généralement la rate et la moelle osseuse, mais rarement d’autres organes majeurs. Il apparaît généralement après 50 ans et touche davantage la femme que l’homme. Sa caractéristique principale est que son traitement n’est pas systématique. En effet, ce lymphome a tendance à se développer doucement et peut ne pas gêner la qualité de vie. En revanche, une fois traité, il a une tendance à récidiver assez fréquemment, même si les périodes de rémission diminuent avec les progrès de la médecine.

Lymphome hodgkinien (maladie de Hodgkin) : La maladie de Hodgkin, déterminée pour la première fois en 1832 par Thomas Hodgkin, fait partie du groupe des lymphomes malins. Elle est notamment caractérisée par des cellules anormales appelées cellules de Reed-Sternberg, qui présentent une taille géante. La prolifération de ces cellules provoquent une augmentation de volume des ganglions lymphatiques. La maladie apparaît initialement en un endroit déterminé, habituellement un ganglion lymphatique.

Métastase : Lorsque la tumeur grossit, ses cellules se multiplient. Certaines peuvent s’échapper et partir coloniser des organes voisins ou d’autres parties de l’organisme, décrit la Fondation contre le cancer. Ces cancers “secondaires” sont appelés des métastases. On parle de métastases osseuses lorsque les cellules se développent sur les os. Elles peuvent alors entraîner sa destruction et provoquer des douleurs, voire des fractures.

Milieu stérile : Il s’agit d’un environnement dépourvu de germe microbiens (bactérie, virus…) susceptibles d’entraîner une infection. Ces milieux existent naturellement ou après avoir été stérilisés, c’est-à-dire nettoyés de tout germe. À l’hôpital, il s’agit d’une chambre individuelle hermétique, aseptisée et en partie vitrée, où il est interdit d’entrer : même le personnel soignant doit suivre une procédure de désinfection stricte avant d’y pénétrer. Un patient peut y être hospitalisé dans le cas d’une aplasie médullaire ou d’une greffe de cellules souches, qui causent un risque élevé d’infections.

Murin : Qui est relatif au rat, à la souris. Le modèle murin est le modèle d’expérimentation qui utilise les rongeurs en général. Ceux-ci sont particulièrement utilisés du fait de leur disponibilité, de leur petite taille, de leur faible coût, de leur manipulation aisée et de leur taux élevé de reproduction.

Obésité : L’obésité est définie comme un excès de masse grasse qui entraîne des conséquences néfastes pour la santé”. Il s’agit de la première épidémie mondiale. En 2014, plus de 1,9 Milliards d’adultes étaient en surpoids et 600 millions obèses. L’obésité entraine une surmortalité. Chaque année, dans le monde 2 800 0000 personnes décèdent de leur obésité. On définit l’obésité grâce à l’indice de masse corporelle (IMC) : entre  25 et 30 , on par d’obésité modérée. Entre 30 et 35, d’obésité sévère.

Physiologie : Partie de la biologie qui étudie les fonctions et les propriétés des organes et des tissus des êtres vivants (humains, animaux ou végétaux).

Ponction lombaire : Acte consistant à introduire une aiguille creuse dans le cul-de-sac rachidien lombaire (partie inférieure de la colonne vertébrale) puis à prélever et/ou à évacuer du liquide cérébrospinal (LCS) et/ou à injecter un médicament ou un produit de contraste.

Potentialiser : Renforcer les effets bénéfiques ou toxiques de certains médicaments par l’absorption d’une autre substance ne possédant cependant pas les mêmes propriétés pharmacologiques.

Prévention : Pour la Haute autorité de santé (HAS), la prévention consiste à éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation de maladies ou d’incapacités. On distingue la prévention primaire, qui agit en amont de la maladie – sur les facteurs de risques, donc ; la prévention secondaire, qui agit à un stade précoce de son évolution (dépistages) ; et la prévention tertiaire, qui agit sur les complications et les risques de récidive.

Prostate : La prostate est une glande qui fait partie de l’appareil reproducteur masculin. Elle est située sous la vessie, en avant du rectum. Elle sécrète une partie du liquide qui, avec les spermatozoïdes produits par les testicules, compose le sperme. Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes. Il est rare avant 50 ans et survient le plus souvent autour de 70 ans. La majorité des cancers de la prostate ont une évolution lente (de 10 à 15 ans) et restent longtemps localisés, ou “intracapsulaires”. Certains restent même latents, n’entraînant aucun symptôme. D’autres peuvent évoluer et devenir “extracapsulaires”, c’est-à-dire s’étendre aux ganglions lymphatiques et aux os, formant des métastases.

pH : Le pH est l’outil qui, en chimie, permet de mesurer l’acidité d’une solution. Le pH (potentiel Hydrogène) permet d’évaluer la concentration de l’ion hydrogène dans une solution. Cette grandeur chimique mesure le caractère acide ou basique d’une solution aqueuse

Phyto-œstrogènes : Les phyto-œstrogènes regroupent plusieurs molécules issues du monde végétal mais présentant des similitudes avec la structure de l’œstradiol (hormone produite par la femme). À priori, cette similarité structurale leur donne la possibilité d’exercer un effet hormonal semblable aux hormones féminines. La réalité est cependant complexe et les phyto-œstrogènes ont pour l’heure une image assez ambiguë, balançant entre leur appartenance au grand groupe des “perturbateurs endocriniens” et leurs effets bénéfiques, notamment attribués par les études épidémiologiques menées en Asie.
Les phyto-oestrogènes sont présents dans des denrées alimentaires variées, notamment dans les protéines à base de soja.

Radiothérapie : Elle consiste à utiliser des rayonnements (ou rayons, radiations) pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. L’irradiation a pour but de détruire les cellules cancéreuses tout en préservant le mieux possible les tissus sains et les organes avoisinants. Plus de la moitié des patients atteints d’un cancer sont traités par radiothérapie à une étape de leur parcours de soin.

Réflexologie : C’est un soin de massage qui n’est actuellement pas reconnu par les professionnels de santé. Il se base sur le principe qu’un organe, une partie du corps ou une fonction physiologique serait relié à un endroit du pied, de la main ou de l’oreille. Un massage de ces zones pourraient dissiper des tensions, soigner des troubles ou douleurs. Actuellement, très peu d’études ont pu démontrer, tant sur le plan clinique que thérapeutique, l’efficacité de cette méthode.

Relation dose-réponse : Cette relation exprime le changement d’effet, sur un organisme, provoqué par une quantité différente d’une substance active. Dans le cadre de l’essai d’un médicament, par exemple, on peut imaginer qu’une molécule n’aurait pas d’effet sur l’individu à petite dose, mais pourrait être efficace à une dose plus élevée.

Rémission : On parle de rémission lorsqu’une affection cède du terrain et que l’état du patient s’améliore temporairement. Si tous les signes de la maladie ont disparu, il s’agit d’une rémission complète. Cela ne signifie pas toujours que le cancer a été totalement éliminé. Guérison est synonyme de rémission complète, si aucune récidive ne survient pendant un temps donné. En d’autres termes, on peut parler de guérison lorsque l’espérance de vie d’un ancien malade redevient égale à celle d’une personne qui n’a jamais été malade. Arbitrairement, la barre a été fixée à 5 ans, mais il n’est pas toujours nécessaire de patienter aussi longtemps pour parler de guérison. À l’inverse, dans de rares cas, une récidive reste possible après plus de 5 ans.

Sarcome : L’Institut Curie définit les sarcomes comme un groupe de nombreuses tumeurs cancéreuses, qui se développent à partir de cellules issues du tissu de soutien de l’organisme : tissus “mous” (tissu adipeux, muscles, vaisseaux, estomac, côlon…) ou parties “dures” (os et cartilages). Ils se présentent habituellement comme une masse profonde, principalement au niveau des membres ou de l’abdomen. Ces tumeurs sont rares, complexes et hétérogènes, ce qui rend difficile leur étude et leur diagnostic difficile à poser.

Sédentarité : Lʼinactivité physique est à distinguer de la sédentarité, qui est le temps passé assis ou allongé pendant la période dʼéveil, entre le lever et le coucher. On recommande de passer moins de huit heures par jour assis entre le lever et le coucher, en prenant en compte toutes les activités durant lesquelles nous sommes assis : repas, déplacements motorisés, travail à un bureau, temps devant un écran…

Somatique : Ce qui est “somatique” est relatif au corps dans sa dimension physique, par opposition à sa dimension psychique : les “effets somatiques” de la dénutrition sont ses conséquences physiques.

Sophrologie : La sophrologie est une technique de développement personnel qui se base sur l’expérience et le vécu de l’individu. Le concept est fondé par Alfonso Caycedo en 1960, et a été reprit depuis en France, notamment dans le domaine de la santé. Il est régulièrement proposé aux patients atteints de cancer, comme soin de support, pendant ou après les traitements de chimio et radiothérapie.

Système Immunitaire : Le système immunitaire est un ensemble de mécanismes que le corps met en œuvre pour lutter contre l’attaque d’éléments étrangers. Les globules blancs jouent un rôle important dans le mécanisme de défense. Ces derniers sont souvent très pauvres durant les traitements du cancer, c’est pourquoi on a souvent tendance à dire que le système immunitaire est fragile durant cette période. Les infections sont alors un danger.

Urologue : L’urologue est le médecin qui traite des affections des voies urinaires sur le plan médical et chirurgical et, par extension, des maladies de l’appareil génito-urinaire chez l’homme.

VIH : Le Virus de l’immunodéficience humaine s’attaque aux cellules du système immunitaire et les détruit ou les rend inefficaces. Aux premiers stades de l’infection, le sujet ne présente aucun symptôme. Le Syndrome d’immunodéficience acquise (Sida) est le dernier stade de l’infection. Il peut se déclarer au bout de 10 à 15 ans. Les antirétroviraux permettent de ralentir son évolution. Le VIH se transmet lors de rapports sexuels (anaux ou vaginaux) non protégés, via une transfusion de sang contaminé, ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.